Culture et mythologie chinoise

La femme-renarde

La femme-renarde (chinois : 狐狸精 ; pinyin : húlíjīng ; Wade : hu²li²ching¹ ; EFEO : houliking ; cantonais Jyutping : wu⁴lei⁴zing¹) est un personnage chinois récurrent des contes de Pu Songling, intitulés Liáozhāi zhìyì (Contes étranges du studio du bavard). On trouve également un yōkai de ce type dérivé du kitsune dans le folklore japonais appelé yōko (妖狐).Il s'agit d'une renarde qui se métamorphose en une charmante et agréable jeune fille pour séduire les héros ; la femme-renarde est décrite comme un esprit tantôt dangereux, tantôt ;Dans la mythologieDans la mythologie chinoise, on croit que toutes les choses sont capables d'acquérir des formes humaines, des pouvoirs magiques et l'immortalité, à condition que la Lune et le Soleil leur fournissent suffisamment d'énergie, sous des formes, comme le souffle ou l'essence de l’ esprits des renards que l’on rencontre dans les contes et légendes sont généralement des femmes qui apparaissent comme jeunes et belles. Dans la mythologie chinoise, un des esprits…
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Culture et mythologie chinoise

La concubine daji

Daji (妲己 ; pinyin : Dájǐ) était la concubine favorite du roi Di Xin, le dernier de la Dynastie Shang sous la Chine antique. Elle est l’image de la femme fatale causant la chute d’un empire ou d’une dynastie dans la culture chinoise. Elle est décrite comme une femme-renarde (hulijing) dans le roman chinois L'Investiture des ;BiographieDaji était issue d’une famille noble, les Su (蘇) de l’état de Yousu (有蘇). De fait, elle est aussi connue sous le nom de « Su Daji ». En 1047 avant Jésus-Christ, le roi Di Xin de la dynastie Shang conquit Yousu et acquit Daji comme ré Xin devint extrêmement obsédé et épris de Daji et commença à négliger les affaires d’état pour être en sa compagnie. Il utilisa tous les moyens nécessaires pour être dans ses bonnes grâces et lui plaire. Daji aimait les animaux et il lui construisit donc un Xanadu zoologique avec de nombreuses espèces…
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Culture et mythologie chinoise

Milefo bodhisattva dispensant le bonheur et la prospérité

Maitreya (mot sanskrit signifiant « amical », « bienveillant » ; en Pali Metteya ; en tibétain Jetsun Jampa Gonpo, en chinois Mílè púsà (彌勒菩薩) ou Mílèfó (彌勒佛) ; en japonais Miroku, en vietnamien Di-lặc ) est un Mahābodhisattva qui serait le prochain Bouddha à venir lorsque le Dharma, l'enseignement du Bouddha Shakyamuni, aura disparu. La croyance en l'avènement de Maitreya est partagée par les courants theravāda et mahāyāna du bouddhisme.   Origines du nom Dans certains textes comme le Sūtra du lotus, le Bouddha appelle Maitreya « Ajita », invincible. On considère souvent que Maitreya est son nom de famille et Ajita son prénom. Il ne doit pas être confondu avec un autre Ajita mentionné dans le Sūtra du Parinirvāņa, grand criminel repenti accepté comme disciple par le Bouddha. Un rapprochement a été fait entre le nom de Maitreya et celui de Mithra, mitra signifiant ami en sanskrit. Ce lien est assez difficile à étayer du fait de…
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Culture et mythologie chinoise

Le grand bodhisattva de la sagesse : Wenshu Pusa

  Mañjuśrī (ou Manjushri, sanskrit: मञ्जुश्री, Mañjuśrī) généralement connu en Chine sous le nom de Wenshu Pusa (Wénshū Púsà 文殊菩薩), au Japon sous le nom de Monju, appelé Jampelyang / Jampa en tibétain, est le grand bodhisattva de la sagesse, important dans les bouddhismes mahāyāna et vajrayāna.   Noms et rôles divers   Son nom sanskrit, une combinaison de mañju- (gracieux) et de –śrī (honorable, saint), est parfois traduit en chinois (ex : Miàoshǒu 妙首, Miàodé 妙德, Miàojíxiáng 妙吉祥), mais on l’appelle plus souvent le Wénshū Púsà (bodhisattva Wenshu), forme réduite de Wénshūshīlì 文殊師利, transcription de Mañjuśrī. Ses autres noms chinois correspondant à ses différents aspects: Rǔtóng wénshū 孺童文殊, Wenshu le jeune enfant, symbolise l’anéantissement du moi, Fǎwángzǐ 法王子, Fils du Bouddha, rappelle qu’il est parfois décrit comme son successeur dans le monde sans bouddha, Fómǔ 佛母, Mère des bouddhas évoque son éminent rôle joué dans ses vies antérieures d'être le…
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Culture et mythologie chinoise

Le bouddha Amituofo ou Amitabha

 Amitābha, Amitāyus ou encore Amida est un bouddha du bouddhisme mahayana et vajrayana. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude » (sk.: Sukhāvatī, ch.: Xīfāng jílè shìjiè, ja.: saihō goraku sekai 西方極樂世界), monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal, de souffrance. Cette terre pure, lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations - ou l'équivalent du nirvāņa selon certaines conceptions - est au centre des croyances et pratiques des écoles de la Terre pure. Ce bouddha, qu'on appelle aussi le bouddha des bouddhas, est très populaire chez les mahāyānistes, en particulier dans le monde chinois, en Corée, au Japon, au Tibet et au Viê la statuaire, Amitābha est représenté comme le Bouddha Shakyamuni, mais avec les gestes (mudrā) de la méditation ou de la transmission de la ;NomCe bouddha, de par la popularité de son culte est connu sous de nombreux noms. Il possède deux noms en…
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Vie en Chine

Le bodhisattva Di Zang Wang

  Kshitigarbha (IAST: Kṣitigarbha), (skt. ; chin. 地藏, Dìzàng, Ti-tsang ; hgl. 지장, Jijang ; jap. 地蔵, Jizō ; viet. Địa tạng ; tib. sa'i snying po ; mong. Сайенинбу, Gajarun jiruken) est l'un des huit grands bodhisattvas (Mahâsattvas). Son vœu est de devenir bouddha une fois l'enfer complètement vide ; il est chargé de sauver les êtres de la souffrance pendant la longue période allant du parinirvāṇa du bouddha Shakyamuni jusqu’à l’arrivée du futur bouddha Maitreya. La signification du terme sanskrit « kṣitigarbha » est « matrice de la Terre » (kṣiti : la terre ; garbha : matrice). Il est souvent appelé en chinois Dìzàngwáng púsà (地藏王菩薩, bodhisattva roi du magasin qu'est la Terre) et en japonais Jizō bosatsu (地蔵菩薩, bodhisattva Jizō) ou simplement O-Jizō-san ou O-Jizō-sama avec une marque de respect. Avec Mañjuśri, Samantabhadra et Avalokiteśvara, il fait partie des quatre grands bodhisattvas les plus vénérés en Chine ; son lieu de pèlerinage est sur le mont Jiuhua situé dans la province…
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Culture et mythologie chinoise

Yanluowang, gardien et juge de l’enfer

 Yanluowang (chinois simplifié : 阎罗王 ; chinois traditionnel : 閻羅王 ; pinyin : Yánluówáng ; Wade : Yen²-lo²-wang² ; cantonais Yale : Yim⁴-lo⁴-wong⁴) est un dieu bouddhiste chinois, gardien et juge du Diyu (l'enfer de la mythologie chinoise). Il correspond au dieu de la mort hindou, appelé Yama. Très présent dans l’imaginaire grâce à l'iconographie et aux contes populaires, il n'y a pas de temple qui lui soit dédié, comme toutes les déités d'aspect trop féroce. Tout au plus trouve-t-on quelques rares sanctuaires où il est honoré en même temps que neuf autres collègues (ex : temple des Dix rois des enfers de Yaumatei 油麻地 à Hong Kong). À Taïwan, une place est parfois faite aux Dix rois des enfers dans le temple du Dieu de la muraille et des douves. Yánluó wáng lui est en effet associé dans le bouddhisme populaire et la religion traditionnelle, tout comme il l'est au bodhisattva Dizangwang. Ces trois divinités sont liées au monde…
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Culture et mythologie chinoise

Guan Yin forme féminine du bodhisattva Avalokiteshvara

  Le bodhisattva Avalokiteshvara (hindi अवलोकितेश्वर Avalokiteśvara « seigneur qui observe », chinois 觀世音 Guānshìyīn ou 觀音 Guānyīn, shanghaïen Kueu(sy)'in, coréen Gwanseeum 관세음, japonais 観音 Kan'non, tibétain Chenrezig, vietnamien Quán Thế Âm, indonésien Kwan Im, khmer លោកេស្វរ Lokesvara), est sans doute le grand bodhisattva le plus vénéré et le plus populaire parmi les bouddhistes du Grand véhicule. Il est aussi utilisé comme yidam dans les méditations tantriques. Son nom est aussi traduit par « Considérant les voix du monde », « Qui considère les sons du monde », « Celui qui considère les appels ». À l'origine le nom du bodhisattva était Avalokita- (observateur, «percepteur») -svara (son), ce qui désigne le rôle d'émissaire qu'il remplit auprès des Bouddhas Shakyamuni et Amitābhā dans le Kārandavyūha Sūtra. La traduction Guānyīn (Kwan Yin) reflète ce premier nom, alors que Guānshìyīn (Kwan-shih-yin), tout comme Avalokiteshvara, expriment la compréhension étymologique populaire ultérieure, loka : "monde" et lokeshvara : "seigneur du monde" semblant implicites dans Avalokiteśvara1.…
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