Culture et mythologie chinoise

Guan Yin forme féminine du bodhisattva Avalokiteshvara

  Le bodhisattva Avalokiteshvara (hindi अवलोकितेश्वर Avalokiteśvara « seigneur qui observe », chinois 觀世音 Guānshìyīn ou 觀音 Guānyīn, shanghaïen Kueu(sy)'in, coréen Gwanseeum 관세음, japonais 観音 Kan'non, tibétain Chenrezig, vietnamien Quán Thế Âm, indonésien Kwan Im, khmer លោកេស្វរ Lokesvara), est sans doute le grand bodhisattva le plus vénéré et le plus populaire parmi les bouddhistes du Grand véhicule. Il est aussi utilisé comme yidam dans les méditations tantriques. Son nom est aussi traduit par « Considérant les voix du monde », « Qui considère les sons du monde », « Celui qui considère les appels ». À l'origine le nom du bodhisattva était Avalokita- (observateur, «percepteur») -svara (son), ce qui désigne le rôle d'émissaire qu'il remplit auprès des Bouddhas Shakyamuni et Amitābhā dans le Kārandavyūha Sūtra. La traduction Guānyīn (Kwan Yin) reflète ce premier nom, alors que Guānshìyīn (Kwan-shih-yin), tout comme Avalokiteshvara, expriment la compréhension étymologique populaire ultérieure, loka : "monde" et lokeshvara : "seigneur du monde" semblant implicites dans Avalokiteśvara1.…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Dieux des épidémies : Wang Ye

Les Wang Ye (王爺 wángyé "seigneur-prince/roi") sont dans la religion des côtes sud du Fujian et de l’île de Taïwan, des émissaires divins de l’empereur céleste qui capturent les démons des maladies contagieuses et autres esprits maléfiques. Ils ont également avec le temps pris des fonctions de juges redresseurs de torts et de protecteurs des marins. Ils sont aussi nommés Qian Sui (千歲 "mille ans"), appellation honorifique des souverains. Selon Liu Zhiwan (劉枝萬), chercheur à l'institut d'ethnologie de l'Academia sinica, leur culte remonterait au moins à la dynastie Tang. Ils effectuent leur mission à l'occasion de tournées régulières (代天巡狩 dai tian xunshou: "tournée de chasse en mission céleste") espacées de quelques années, qui donnent lieu à d'importantes fêtes locales. Leurs temples, qualifiés de "délégation de l'administration céleste" (代天府 daitian fu), peuvent abriter plusieurs d'entre eux (en général trois, cinq ou douze) car ils sont nombreux (360 selon la tradition). Ils…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Les Trois Purs

  Les Trois Purs (chinois : 三清 ; pinyin : Sān Qīng ; Wade : San Ch'ing ; EFEO : San Ts'ing) ou en japonais Sansei (三清) sont les trois dieux les plus élevés du panthéon taoïste. Leur nom et les détails de leur identité peuvent varier selon les écoles. Ils sont au sommet du panthéon et occupent les trois ciels les plus élevés. Selon les conceptions taoïstes, tout est souffle (qi), et les souffles les plus purs s’élèvent le plus haut. Les multiples ciels étagés sont un concept apporté par le bouddhisme, inconnu du taoïsme avant les Dynasties du Nord et du Sud. Leur nombre a varié (3, 9, 32, 36, 81, selon les écoles) pour se fixer à trente-six sous les Tang.   Trinité Le principe de trinité dans le taoïsme est repris dans: les Trois Énergies du Cosmos, (三洞, Sandong) les Trois Cavernes (canons des Taoïstes), les Trois Champs (éléments) de l’Élixir de l'Immortalité…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Les Immortels taoïstes

  Evoqué dans les œuvres de Lao Zi, Zhuang Zi et de nombreux textes à partir des Royaumes combattants, l'immortel, xianren (仙人) ou xian (仙), est en Chine un être fantastique aux pouvoirs surnaturels et aux dimensions cosmologiques, dont l'état transcende l'opposition entre vie et mort. Il résulte en effet dans l'idéal d'une transformation qui se produit chez l'aspirant immortel de son vivant grâce à une hygiène de vie et une ascèse spécifiques, aidées par l'absorption d'herbes ou de potions de longue vie que l'on trouve dans des lieux magiques appelés grottes célestes et terres de bonheur 1, résidences principales de ces êtres fantastiques. Le sinogramme qui les représente est composé de la clé personne (亻, équivalent de 人, rén), le classant dans les caractères ayant trait aux humains ou personnages et du radical pictographique de la montagne (山, shān). Cette graphie semble avoir été tout d'abord utilisée en concurrence…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Les huit immortels

  Les huit immortels (chinois : 八仙 ; pinyin : Bāxiān ; Wade : Pa¹hsien¹), sont des divinités du taoïsme et de la religion populaire chinoise. Ils sont souvent représentés dans l’iconographie populaire et religieuse, en personne ou sous la forme des talismans grâce auxquels ils luttent contre le mal, appelés les Huit joyaux (八寶) ou les Huit immortels cachés (暗八仙). Le thème iconographique date au plus tard des Tang, mais leur identité exacte a été fixée sous les Ming. Le thème du groupe de huit est connu depuis les huit immortels de Huainan, conseillers de Liu An. Il existe d’autres groupes moins connus comme les huit immortels de Shu.   Identité Il s'agit d'un échantillon de différents personnages de la société (femme, vieillard, grand noble, militaire, infirme, redresseur de tort, mendiant, lettré) devenus immortels. Le thème pictural (baxiantu 八仙圖) date des Tang. Ils apparaissent dans le théâtre Yuan1, mais leur identité définitive n’est fixée…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Nezha protège des influences néfastes

  Nezha ( chinois traditionnel : 哪吒 ; chinois simplifié : 哪吒 ; hanyu pinyin : Nézhā, Wade : Ne Cha ; () : No Tcha ; japonais : 哪吒 ; romaji: Nataku), le Danseur Mime (orthographié aussi Nazha, Nazhuo, Natuo, Nata, ou Nuozha), plus connu sous le nom de Nezha Santaizi (chinois traditionnel : 哪吒三太子 ; chinois simplifié : 哪吒三太子 ; hanyu pinyin : Nézhā Santaizi ; japonais : 哪吒三太子 ; romaji: Nataku Santaishi) le Troisième Plus Haut Fils. (哪吒Nezha) est le troisième fils et l’assistant de (李靖 Li Jing), général de (唐朝 Tangchao) la Dynastie Tang déifié et chef de l'armée céleste chargée de mettre à la raison les esprits malfaisants qui contrecarrent les volontés divines et tourmentent les hommes ; (哪吒 Nezha) commande lui-même une section de l’armée. Personnalité jeune et rebelle, il était l’un des rares dieux à conserver une certaine faveur officielle en tant que figure culturelle populaire en Chine durant les années 60 et 70.   Attributs   (哪吒 Nezha) avait tout d'abord l'aspect…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

L’empereur Zhenwu

  Zhenwudadi (真武大帝, « Empereur Zhenwu ») ou Xuanwushangdi (玄武上帝, « Empereur Xuanwu ») est un dieu taoïste stellaire qui gouverne le ciel septentrional. Il a également une fonction militaire et est assimilé à l'Empereur du Nord Bei Di. Son nom d'origine, Xuanwu, est celui de l'ensemble des sept maisons astrales du nord dans le zodiaque chinois. C’est une combinaison de deux caractères : xuan (sombre) évoque le ciel ; wu, « militaire », vient du fait qu'on distingue dans les astérismes xuanwu la forme d’une tortue fantastique dont la carapace évoque une armure. Cette connotation n’est pas étrangère à la faveur que lui a accordée l’empereur Yongle des Ming qui l'appréciait comme dieu guerrier. Le caractère xuan fut par la suite changé pour ne pas enfreindre le tabou portant sur le nom de l’alchimiste divinisé Zhao Xuanlang (趙玄郎). On choisit pour le remplacer le caractère zhen, « véritable ». La coutume voulait que les empereurs donnent un titre à…
Lire la suite »
Culture et mythologie chinoise

Bureaucratie céleste

  Le terme bureaucratie céleste désigne une représentation des dieux de la religion chinoise qui les inscrit dans une sorte de hiérarchie comparable à celle des fonctionnaires et officiers de l’époque impériale. Il ne s’agit pas d’un système complet, universel et standardisé qui ferait de l’ensemble des dieux un panthéon structuré, mais du fait que presque toute divinité peut être considérée comme ayant virtuellement une position hiérarchique de type mandarinal.   Authentiques fonctionnaires divins En Chine, le monde divin ou celui des morts est souvent un miroir du monde réel ; il est donc naturel qu’on y retrouve les mêmes circonscriptions territoriales administrées par des dieux. Les plus importants cultuellement sont les dieux du Sol (quartier, village, champ ou cimetière) et les dieux de la muraille et des douves (villes ou quartiers autrefois murés). Moins souvent invoqués sont les Maîtres du terrain qui gouvernent un seul bâtiment. Le Seigneur du ciel…
Lire la suite »