Voici l’explication de l’énergie Qi selon la cosmologie chinoise, certaines théories de la cosmologie sont différentes ou n’existent pas dans la médecine chinoise. Par conséquent, les deux ne doivent pas être mélangées.

Notons la ressemblance avec les théories scientifiques sur la création de l’univers comme le Big Bang, puis la création des planètes à partir du mélange poussières/gaz.

 

Le qi est aussi un principe fondamental et unique, qui donne à l’univers et aux êtres leur forme, tout en les transformant sans cesse. Il circule indifféremment dans les choses et les êtres, les reliant en permanence. Dans la cosmologie chinoise le pré-existe à l’émergence du yin et du yang, deux aspects de ce souffle qui vont en se combinant permettre la formation des dix-milles êtres (wànwù万物), c’est-à-dire des êtres et des objets de l’univers.

Au premier moment du cosmos existe une forme indifférenciée nommée wújí (無極), durant lequel le qi originel (yuánqì 元气) est encore unaire. Puis cette forme se polarise, elle se divise en un pôle yin et un pôle yang pour fonder ce qui est nommé Tàijí (太极), littéralement la « poutre faîtière suprême » du cosmos, clef de voûte de la structure de l’univers. À partir du tàijí, les combinaisons yin-yang vont varier quasiment à l’infini pour engendrer le monde, dans un mouvement continu que la pensée chinoise a traduit dans le Classique des Mutations, Yi Jing (易經), et ses 64 hexagrammes. Le yin est lui même composé d’une part de yin et de yang, idem pour le yang, et ainsi de suite. Par ces deux composantes le qi s’exprime ainsi de différentes manières, alternativement par du froid, de la chaleur, de l’ombre, de la lumière, du calme (lac), de l’activité (vagues, vent), un matériau plus ou moins compact (terre, bois ou pierre). La cosmologie chinoise désigne également cinq mouvements fondamentaux du , wǔxíng (五行), littéralement « cinq phases » maladroitement traduit par « cinq éléments » : bois, feu, terre, métal, eau. Ces cinq agents sont des modes de fonctionnement du souffle qui se succèdent indéfiniment selon un cycle. Ils deviennent sous Qin Shi Huang un cycle de domination ( 克) devant inspirer le type de dynastie à conduire au terme d’une précédente, ou les rites à célébrer selon les saisons, puis un cycle d’engendrement (shèng 勝) sous la Dynastie Han. Ces cycles décrivent l’effet de la croissance du yang, laissant la place à celle du yin, et ainsi de suite, la phase terre étant la période de transition. L’ensemble peut figurer un schéma spatio-temporel dynamique inspiré de la course du soleil dans la voûte céleste, avec l’alternance des saisons et les points cardinaux, tous liés à l’activité alternative yin-yang.

Ce principe, qui n’est jamais pensé comme une divinité, inscrit l’être humain dans les mêmes lois naturelles que celles de l’univers. Les nervures du jade, par exemple, sont considérées comme étant organisées avec la même influence du Qi que pour les veines du corps humain. L’être humain est alors pensé comme un cosmos en miniature.

Extrait de l’article « Qi (spiritualité) » de wikipédia

 



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